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Réussir ses études de médecine à Paris et choisir sa faculté
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Réussir ses études de médecine à Paris et choisir sa faculté

Victoire 15/04/2026 13:30 11 min de lecture

La vieille sacoche en cuir du grand-père, ancien médecin de quartier, trône encore sur le bureau familial. À l’intérieur, un stéthoscope usé semble attendre que la relève prenne le relais. Mais entre vocation transmise et réalité du terrain, le chemin vers la blouse blanche à Paris est semé d’embûches. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement le cœur ou la passion qui décident : c’est le classement, la stratégie, et surtout, la préparation.

Comprendre le paysage des universités de santé à Paris

À Paris et en Île-de-France, sept facultés de médecine se partagent les aspirants médecins, chacune avec son identité, ses forces et ses spécificités. Deux poids lourds dominent le paysage : Université Paris Cité et Sorbonne Université. La première, héritière de Paris Descartes et Paris Diderot, se distingue par un ancrage scientifique fort, des programmes exigeants en biologie et chimie, et une réputation d’excellence technique. La seconde, issue de la fusion de l’UPMC et de la Sorbonne, allie rigueur académique et ouverture pluridisciplinaire, attirant autant les esprits cartésiens que les curieux des autres cycles de la santé.

Le duel entre Paris Cité et Sorbonne Université

Choisir entre ces deux géants, c’est souvent choisir entre deux philosophies. Paris Cité attire les étudiants très orientés vers les sciences fondamentales, tandis que Sorbonne Université valorise une approche intégrée, où les sciences du vivant dialoguent avec les humanités médicales. Les supports pédagogiques, souvent lourds et très techniques, doivent être actualisés chaque année pour suivre les évolutions des programmes. Pour anticiper ces exigences dès la terminale, de nombreux lycéens choisissent de s'orienter vers cette page dédée : https://antemed-epsilon.fr/.

Les facultés d'Île-de-France : Créteil et Bobigny

Moins médiatisées, mais tout aussi exigeantes, l’Université de Créteil (UPEC) et Université Sorbonne Paris Nord (ex-Paris 13) offrent des parcours structurés avec un encadrement parfois plus accessible. Leur taux de sélection est légèrement moins élevé, mais la difficulté des épreuves reste réelle. Là-bas, l’importance du tutorat par des étudiants de 2e ou 3e année est cruciale. Ce suivi individuel permet de ne pas se perdre dans les amphis bondés et de bénéficier de retours concrets sur les attentes des jurys.

Choisir entre PASS et L.AS : quelle stratégie de réussite ?

Réussir ses études de médecine à Paris et choisir sa faculté

Le choix du parcours d’entrée en santé est aujourd’hui décisif. PASS, LAS ou LSPS : chacun répond à un profil différent. Le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) reste le plus connu, mais impose de suivre une mineure hors santé, souvent en parallèle d’un volume écrasant de QCM. La LAS (Licence avec Accès Santé), quant à elle, permet de se concentrer à 80 % sur les matières scientifiques, avec une majeure santé et une mineure complémentaire. Le taux de réussite en LAS 2 peut dépasser 80 % pour les étudiants bien accompagnés.

Le profil scientifique du PASS

Le PASS exige une double casquette : une solide base en SVT, chimie, biophysique, mais aussi la capacité à suivre sérieusement une discipline mineure (droit, psychologie, etc.). Cette double charge peut être un frein pour ceux qui ne maîtrisent pas une méthodologie d’apprentissage efficace. L’entraînement via des milliers de QCM est incontournable pour automatiser les connaissances et gagner en rapidité.

La polyvalence de la L.A.S

La LAS séduit par sa flexibilité. L’étudiant peut choisir une mineure en lien avec ses centres d’intérêt tout en restant dans un environnement médical. Cette formule rassure certains parents, qui voient là une porte de sortie sécurisée en cas d’échec au classement. Et pour cause : le redoublement en LAS est autorisé, contrairement au PASS.

Le cas particulier de la licence santé (LSPS)

La LSPS, proposée notamment à Paris-Saclay, est une formation plus encadrée, avec un volume important de cours dirigés. Moins répandue qu’en province, elle attire les étudiants en quête d’un cadre rigoureux, mais son accessibilité reste limitée géographiquement.

🔍 Critère📚 PASS🎯 L.AS
Profil d'étudiantDouble compétence, capacité d'adaptationOrientation scientifique marquée
Volume de sciencesÉlevé, mais partagéTrès élevé, prioritaire
Option mineureObligatoire, coefficient 1Choix large, impact variable
Taux d'admission moyenEnviron 10-15 %Jusqu’à 20 % en LAS 2

Les secrets des étudiants qui réussissent leur première année

Derrière chaque réussite, il y a une méthode. Les étudiants qui montent dans le classement ne sont pas toujours les plus doués, mais souvent les plus organisés. Le rythme s’impose dès la pré-rentrée : les stages intensifs permettent de poser les bases et d’éviter le retard accumulé dès la première semaine. Entre deux amphis, c’est le campus numérique qui sauve : replays, fiches synthétiques, QCM interactifs. Ne jamais manquer un cours, c’est bien. Pouvoir le revoir, c’est mieux.

Là où beaucoup se perdent, c’est dans l’approche passive. Lire, relire, surligner : ces gestes rassurants ne suffisent pas. Ce qui marche, c’est le bachotage intelligent - c’est-à-dire s’interroger activement via des annales, des QCM chronométrés, des quiz de révision. L’innovation pédagogique, souvent méconnue, joue un rôle clé : certaines prépas intègrent des systèmes de rappel espacé ou des cartes mentales dynamiques pour optimiser la mémorisation.

Maîtriser le rythme dès la pré-rentrée

Les deux à trois semaines avant la rentrée universitaire sont précieuses. Profiter de ce temps pour assimiler le vocabulaire médical de base, revoir les notions de lycée en biologie et chimie, et surtout, s’habituer au format des QCM. Cela fait la différence entre démarrer en mode survie ou en mode anticipation.

L’importance de l’entraînement par les annales

Le concours ne récompense pas seulement le savoir, mais la rapidité et la précision. S’entraîner sur des annales permet de comprendre les pièges récurrents, les formulations ambiguës, les pièges de calcul. C’est aussi un moyen de mesurer son niveau réel par rapport à la concurrence, bien avant les premières évaluations officielles.

Organisation du quotidien et santé mentale pendant l'externat

La pression commence dès la première évaluation. Entre 150 et 200 étudiants dans un amphithéâtre, tous visant les mêmes places : l’anxiété monte vite. Pourtant, ceux qui tiennent le plus longtemps sont souvent ceux qui ont su préserver un équilibre psychologique. Dormir moins de six heures par nuit, sauter des repas, couper tout lien social : c’est le chemin le plus court vers l’épuisement. Un encadrement par des enseignants expérimentés peut aider à relativiser les premiers échecs.

Le tutorat et les groupes de travail ne sont pas des options de confort : ils sont essentiels à la survie. Partager ses doutes, échanger des fiches, faire des QCM en tandem, c’est ce qui maintient la motivation. Et puis, il y a les examens blancs : des simulations qui permettent de se situer, de corriger sa méthode, et d’affronter le stress en conditions réelles.

Gérer la pression des premiers cycles

Alimentation équilibrée, hygiène de sommeil, pauses régulières : ces conseils basiques sont souvent ignorés, au nom de la performance immédiate. Pourtant, un cerveau fatigué retient moins. Et un corps négligé fragilise tout l’équilibre. La prévention, ici, n’est pas une option douce - c’est une stratégie de haut niveau.

Le rôle du tutorat et des groupes de travail

Les tuteurs, souvent en P2 ou P3, ont vécu exactement ce que vous vivez. Leur retour d’expérience vaut de l’or : ils connaissent les pièges du programme, les professeurs exigeants, les astuces de révision. Les groupes de travail, quand ils sont bien structurés, permettent de transformer la compétition en entraide. Et entre nous, c’est là qu’on apprend parfois le plus.

Préparer l'oral : la dernière marche

À la fin de l’année, pour ceux qui franchissent le cap de l’écrit, vient l’oral. Une épreuve redoutée, où plus de deux tiers des admissibles passent à l’as. Là, le travail change : il faut articuler, justifier, argumenter. Ce n’est plus seulement savoir, c’est savoir le dire. Des simulations régulières, avec retour d’un tuteur ou d’un enseignant, peuvent faire basculer le résultat.

Les interrogations courantes

J'ai entendu dire que l'ambiance entre étudiants à Paris était détestable, est-ce vrai ?

Malgré la compétition, une réelle solidarité existe entre étudiants. Dans les amphis bondés, on pourrait croire à une course solitaire, mais les groupes d’entraide, les tuteurs bénévoles et les révisions collectives montrent qu’on avance souvent ensemble. La pression est forte, mais elle crée aussi des liens forts.

Peut-on changer de faculté de médecine en cours de premier cycle en Île-de-France ?

Le transfert entre facultés est très encadré. La sectorisation géographique et les places limitées rendent les changements rares. En général, on reste dans la même université tout au long du PASS ou de la LAS, sauf cas exceptionnel justifié médicalement ou administrativement.

Comment sont calculés les coefficients entre la majeure santé et la mineure en L.AS ?

Les coefficients varient selon les universités, mais la majeure santé pèse généralement plus lourd. La note de la mineure est prise en compte, parfois avec un système de lissage pour éviter les écarts trop brutaux. Le détail exact est fixé chaque année par l’établissement.

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